mardi 28 juillet 2009

Les avocates de Gaza devront porter le voile -Associated Press


Un article de l'Associated Press nous apprenait qu'à compter de septembre, les avocates gazaouies devront porter le voile devant la cour.

Cette nouvelle est bien sûr passé inaperçu dans les bulletins de nouvelles. Aucune réaction de nos gauchistes pourtant si prompt à dénoncer les moindres faits et gestes de Tsahal.

Les Palestiniens n’ont aucune chance de se sortir de ce bourbier, de la misère dans lesquels les ont jeté leurs leaders politiques, tant et aussi longtemps que des terroristes seront au pouvoir. Volés, lésés déjà par Arafat, ce corrompu qui n’a fait que détourner l’argent qui devait servir à améliorer leur quotidien, ces Palestiniens maintenus depuis toujours dans un état de soumission, d’analphabétisme et d’errance par tous leurs dirigeants, voient aujourd’hui une autre de ces lois rétrogrades.

Sur leurs femmes le voile noir de la soumission et à la taille de leurs enfants les ceintures d’explosifs...

lundi 27 juillet 2009

L'ADQ, pour un Québec lucide et responsable

Non seulement l'ADQ est à une étape importante (probablement la plus importante) de sa vie, mais le Québec également qui devra aussi faire un choix entre le statu quo avec ses "vaches sacrées" (le bipartisme libéraux-péquistes) ou pour un Québec "lucide" et responsable lors des prochaines élections.

L'important ce ne sont pas les échecs, mais comment on se redresse de ces échecs.

Voici donc la lettre d'opinion de Mario Charpentier publié dans La Voix de L'Est cette fin de semaine:

Au moment où l'Action démocratique du Québec (ADQ) s'apprête à franchir une étape importante de son histoire en élisant un successeur à Mario Dumont lors d'une course à la direction du parti qui se tiendra du 18 août au 18 octobre 2009, certains observateurs politiques évoquent la possibilité qu'il puisse s'agir d'un exercice futile puisque l'ADQ serait vouée à la marginalité dans un avenir prévisible. Selon cette lecture des choses, le scrutin du 8 décembre 2008 aurait clairement démontré que les Québécois n'étaient pas intéressés par les idées véhiculées par l'ADQ, et il aurait par le fait même servi à ramener la scène politique québécoise «à la normale», c'est-à-dire à un bipartisme entre libéraux et péquistes.

Pourtant, la démission récente de François Legault, causée par son constat que le Québec est incapable de remettre en cause ses «vaches sacrées» (un constat très adéquiste, il va sans dire), nous rappelle toute la pertinence de l'ADQ dans le paysage politique québécois d'aujourd'hui au moment où nous continuons d'éviter de régler les problèmes qui freinent le développement du Québec. Qu'il s'agisse de redonner plus de pouvoir aux enseignants et de trouver des solutions concrètes au décrochage scolaire, de hausser les frais de scolarité à l'indice des prix à la consommation pour mieux financer le réseau des universités, de faire une place intelligente au secteur privé pour donner de l'oxygène à notre système de santé afin de réduire les délais d'attente et que les citoyens aient un plus grand accès à un médecin de famille, ou encore d'avoir le courage de faire les choix difficiles en matière de gestion de l'État afin de diminuer à la fois les dépenses tout en augmentant les revenus pour réduire le fardeau de la dette publique par équité pour les générations futures et avoir des budgets équilibrés, les idées maîtresses de l'ADQ rallient maintenant un bon nombre de Québécois «lucides» sans pour autant que cela ne se répercute au niveau des actions gouvernementales.

En effet, il faut bien constater que ni les péquistes ni les libéraux n'ont le courage politique pour s'attaquer à ces sujets controversés puisque, s'ils l'avaient eu, ils auraient déjà rectifié le tir en étant au pouvoir! D'un côté, nous avons le Parti québécois qui s'évertue à rejeter de ses rangs ceux qui génèrent des idées neuves afin de pouvoir continuer à faire du clientélisme politique et plaire à sa base. Pour l'illustrer, rappelons-nous simplement qu'avant François Legault, Joseph Facal et André Boisclair ont tous deux été frappés «d'excommunication» parce qu'ils osaient remettre en cause certains dogmes québécois. De l'autre côté, ce n'est guère mieux puisque nous avons un gouvernement libéral qui s'est fait élire en 2003 en promettant de mettre en place une véritable réingénierie de l'État, mais qui depuis ne cesse de se terrer dès qu'on pousse un cri dans sa direction, et qui est bien prêt à ne rien faire s'il juge qu'il s'agit là de la meilleure façon de se maintenir au pouvoir. Les libéraux sont d'ailleurs eux aussi venus à bout de faire fuir le seul membre de leur équipe qui semblait avoir un peu de cran, soit Monique Jérôme-Forget.

Dans ce contexte, il apparaît clairement que l'ADQ demeure plus que jamais une solution nécessaire. Les prochains mois permettront à notre formation politique de se représenter devant la population avec un nouveau chef et un programme politique bonifié. Si plusieurs des propositions concrètes qui seront présentées à l'électorat lors du prochain scrutin seront des idées neuves, elles émergeront tout de même de la philosophie générale de l'ADQ qui vise notamment à donner plus de liberté de choix aux Québécois, et à récompenser davantage leurs efforts et leur audace. Par-dessus tout, l'ADQ se représentera devant la population avec ce même désir de faire bouger les choses qui le caractérise depuis sa naissance il y a quinze ans.

C'est parce que nous sommes convaincus que le Québec a un urgent besoin de changement, et que ce changement ne peut plus venir des deux vieux partis, que nous entendons nous renouveler et revenir avec une meilleure offre politique pour la prochaine campagne électorale. Loin de nous décourager devant les commentaires de certains prophètes de malheurs qui, il faut bien l'admettre, sont alimentés à cet égard par les deux autres partis qui ne veulent surtout pas assister à une remontée de l'ADQ, nous entendons plutôt redoubler d'ardeur pour nous assurer de pouvoir proposer une véritable alternative aux Québécois. Une alternative qui saura répondre aux défis collectifs qui nous attendent au cours des prochaines années. Nous la voulons parce qu'elle est plus que jamais nécessaire et parce que nous sommes convaincus que les Québécois la méritent.

Mario Charpentier

jeudi 23 juillet 2009

La Libération de Vincent Lacroix: Le Québec a échoué dans son champs de compétence

Dans son excellent papier publié le 22 juillet, Éric Duhaime nous rappèle que le hasard fait parfois curieusement les choses en politique et remet en contexte le laxisme et l'incompétence du gouvernement du Québec dont Vincent Lacroix a profité, notamment lors du règne des péquistes.

Libération de Vincen Lacroix: incompétence du Québec dans sa compétence?

La Voix de l'Est

Alors que Vincent Lacroix, principal auteur de la plus importante fraude financière de l'histoire du Québec, retrouve sa liberté moins d'un an et demi après sa condamnation de 8 ans et demi, le gouvernement du Québec part en croisade contre la volonté centralisatrice du gouvernement fédéral d'imposer une agence pancanadienne des valeurs mobilières.

Le timing fait parfois drôlement les choses en politique et disons que le scandale Norbourg ne pouvait trouver pire moment pour défrayer les manchettes et venir ainsi discréditer le gouvernement de Jean Charest dans sa bataille contre l'intention d'Ottawa de réglementer le commerce des valeurs mobilières.

Avant de donner au gouvernement du Québec le chèque en blanc qu'il réclame, il importe de rappeler son rôle joué dans l'affaire Norbourg afin d'évaluer s'il est digne de confiance en matière de protection des investisseurs. À au moins trois reprises, le gouvernement du Québec s'est par le passé fait complice, volontairement ou non, de Vincent Lacroix.

Le 28 mars 2001, la Commission des valeurs mobilières du Québec autorise la création de six fonds communs de placement Norbourg. Ces fonds seront autorisés par un certain Éric Asselin, alors enquêteur attitré de la CVMQ qui deviendra par la suite, comme par hasard, vice-président finances de Norbourg. Pourtant, le directeur des inscriptions et de la conformité de la CVMQ, Jean Lorrain, s'opposait à cette autorisation et souhaitait même fermer Norbourg. Pour des raisons encore obscures, c'est la recommandation de l'employé junior qui sera approuvée.

Le 9 novembre 2001, le ministère des Finances, alors que Pauline Marois est ministre en titre, envoie un généreux chèque de 991 628 $ à Norbourg. Vincent Lacroix avouera candidement à son procès avoir versé un pot-de-vin de 100 000 $ au fonctionnaire Jean Renaud pour obtenir le plus important chèque jamais octroyé dans le cadre de ce programme. Sans ce chèque, Norbourg aurait probablement été acculé à la faillite. Après avoir rempli tous les formulaires pour obtenir ce chèque et transmis la demande à ses supérieurs aux Finances, Jean Renaud prendra un congé sans solde du Ministère pour travailler comme consultant de Norbourg et obtenir 460 000 $ pour ses services.

Le 13 janvier 2004, la Caisse de dépôt et placements du Québec vend les fonds Évolution à Norbourg. Normalement, une telle transaction est gelée pour 60 jours. Exceptionnellement, l'Autorité des marchés financiers ramène ce gel à 35 jours, ce qui donne moins de temps aux investisseurs de prendre une décision éclairée et de se délaisser de leurs fonds. Norbourg mettait ainsi la main sur 132 millions de liquidités.

Parce qu'il s'entête encore aujourd'hui à refuser la mise sur pied d'une commission d'enquête publique sur le scandale Norbourg, le gouvernement Charest donne malheureusement raison au gouvernement fédéral de vouloir venir protéger les petits épargnants québécois avec une agence pancanadienne.

Si la crise économique mondiale a, selon certains, fait ressortir la nécessité de resserrer la réglementation en matière de valeurs mobilières, la libération de Vincent Lacroix met bien en lumière la potentielle incapacité du gouvernement du Québec à assumer cette responsabilité. 9200 petits épargnants floués par Norbourg veulent et doivent savoir si Vincent Lacroix jouissait de la complicité du gouvernement du Québec. Avant de demander à la population, au nom du nationalisme québécois, de l'aider à freiner les volontés centralisatrices d'Ottawa en matière de réglementation des marchés financiers, le gouvernement Charest devrait montrer qu'il n'a rien à se reprocher dans ce détournement de 130 millions $.

Ce ne sont pas des compétences du gouvernement du Québec en matière constitutionnelle dont les petits épargnants veulent entendre parler mais plutôt la compétence de ce même gouvernement à réglementer les marchés financiers pour nous protéger des escrocs à la Vincent Lacroix.

Éric Duhaime

L'auteur a été conseiller de Mario Dumont, alors chef de l'ADQ, de 2003 à 2008.




lundi 20 juillet 2009

Des soldats du Royal 22e Régiment démentèlent 4 fabriques de bombes artisanales appartenant aux taliban

Des soldats du Royal 22e Régiment basé à Valcartier, accompagnés de forces afghanes, ont découvert un véritable "jack pot" lors d'une opération qui s'est terminé cette fin de semaine en découvrant 4 fabriques d'explosifs appartenant aux talibans à environ 17 kilomètres au sud-ouest de Kandahar.

"La qualité du matériel retrouvé est absolument impressionnant. Nous avons affaibli leur capacité de fabriquer des engins explosifs improvisés.", a dit le Lieutenant-Colonel Mike Patrick. Il a qualifié l'opération comme la plus grande réussite de l'année jusqu'à maintenant dans la province de Kandahar.

En confisquant des vestes kamikazes et une grande quantité d'explosifs et d'accélérants, les soldats ont également trouvé des mitrailleuses de calibre 50 de fabrication russe, des bazookas 82mm, des milliers de mètres de câbles pour détonateur de qualité commercial et une grande quantité de roulements à billes qui causent de très sérieux dommages lorsque placé dans des bombes artisanales.

Toutefois cette opération s'est malheureusement soldé par le 125ème décès d'un soldat canadien. Le soldat Sébastien Courcy a été tué Jeudi dernier lorsqu'il a marché sur un engin explosif qui pourrait bien être une vieille mine soviétique alors qu'il était à un poste d'observation sur une falaise surplombant les lieux de l'opération. La déflagration ne serait probablement pas mortel, mais a causé la chute du soldat en bas de la falaise, ce qui l'aurait probablement tué.

Un autre canadien a été blessé plus tard alors qu'il serait tombé dans un "booby trap". Ses blessures ne seraient cependant pas sérieuses à ce qu'on dit.

Un nombre d'insurgés ont également été tué lors de l'opération et d'autres ont été fait prisonnier par les troupes canadiennes.

Cette mission a débuté Mercredi dernier avec une repasse vers la ville de Salavat Ghar par des soldats du 2e bataillon, 2e régiment d'infanterie de l'armée américaine sous le commandement canadien et par des véhicules de type Léopard du Lord Strathcona's Horse (Royal Canadian) basé en Alberta qui a fait une démonstration de force et aider au déminage.

L'attaque principale quelques kilomètres plus loin dans le village de Nakhoney a eu lieu le jour suivant. Environ 250 soldats du Royal 22e Régiment ont été déposés principalement par des hélicoptères canadiens. D'autres troupes se sont positionné de façon à encercler le village qui compte environ 2,000 habitants.

Une grande réussite de nos soldats québécois que nous nous devons d'être fiers aujourd'hui!

vendredi 17 juillet 2009

Le Bloc nous fait encore reculer

Je me permet de reproduire une lettre ouverte publiée dans Le Courrier Sud par Steve Blaney, en réponse au Bloc Québécois qui a voté contre le plan d'action du gouvernement conservateur.

Encore une fois ce parti rétrograde nous a encore une fois prouvé qu'ils ne sont là que pour foutre la merde! Ils ont voté contre des mesures visant à protéger nos enfants il y a quelques semaines, maintenant c'est carrément contre une aide aux travailleurs canadiens (et québécois par le fait même!). Ce parti est une vraie honte pour le Québec.

En votant contre notre Plan d’action économique, le Bloc a voté contre une aide directe aux gens qui ont perdu leur emploi en s’opposant aux cinq semaines supplémentaires d’assurance-emploi que nous avons octroyées.

Notre Plan d’action économique prévoyait aussi au bas mot un milliard de dollars pour améliorer l’efficacité environnementale de l’industrie des pâtes et papiers, 200 millions de dollars en travaux sylvicoles, dont la moitié proviennent du fédéral, 170 millions réservés exclusivement pour rendre le secteur forestier plus compétitif et une volonté, par l’intermédiaire d’Exportation et Développement Canada.

Depuis 2008, EDC a accordé plus de 9 milliards $ aux exportations du secteur forestier du Québec, dont 8,8 milliards ont été versés en vertu du programme d’assurance crédit. Au 31 mars 2009, EDC avait versé un peu moins de 1 milliard $ aux exportations du secteur forestier du Québec. Près de la moitié des clients du secteur forestier d’EDC proviennent du Québec.

Nous avons également facilité l’accès au crédit, en plus de soutenir le milieu des arts et du tourisme par une somme de 100 millions de dollars sur deux ans pour appuyer les festivals de renom et les manifestations culturelles. Et c’est sans compter les milliards de dollars qui sont destinés à améliorer nos routes, nos ponts, nos viaducs, nos installations d’eau potable et toutes autres infrastructures.

Encore une fois campé dans son idéologie, le Bloc a préféré se croiser les bras et travailler pour l’intérêt de son parti en votant contre, peu importe les conséquences. Il n’a pas fait preuve d’empathie pour les Québécois qui éprouvent des difficultés financières par les temps qui courent.

Comme dans de nombreux dossiers, les députés bloquistes jouent à la girouette. Ils ont toujours leur « menu du jour », même si parfois il est incohérent avec leur position de la veille. C’est facile de changer de position sur une base quotidienne quand on n’a pas le fardeau de gouverner. D’un côté, ils étaient au centre de la polémique d’une alliance tripartite en formant une coalition l’automne dernier avec Stéphane Dion et Jack Layton pour renverser notre gouvernement qui avait été élu démocratiquement. Ce faisant, le Bloc a causé un déni de démocratie et a préféré s’allier avec son ennemi de toujours, Stéphane Dion. Cela a démontré aux yeux de tous que le Bloc et le Parti libéral du Canada, c’est blanc bonnet et bonnet blanc !

Notre principale priorité a toujours été de combattre, aux côtés des Québécoises et des Québécois, cette crise économique mondiale. Le Plan d’action économique de notre gouvernement commence à porter fruits. Pendant que les projets issus de ce Plan d’action se réalisent partout au Québec et à travers le Canada pour redresser notre économie, le Bloc tentait de provoquer ouvertement des élections cet été. Heureusement, il n’est pas arrivé à ses fins ! Les projets continueront de se réaliser dans toutes les régions du Québec, pour le bien de nos collectivités.

Au cours de l’été, notre gouvernement va collaborer avec l’opposition officielle afin d’explorer les options supplémentaires pour améliorer le régime d’assurance-emploi. Nous espérons que les Libéraux fédéraux sont de bonne foi et qu’ils vont travailler avec nous dans l’intérêt de la population canadienne. Pendant ce temps, le Bloc est en vacances. En somme, la seule manière que le Québec prenne sa place à Ottawa est de renforcer la députation québécoise au sein d'un gouvernement conservateur.

Pour plus d’information sur notre plan d’action économique, nous vous invitons à visiter le site suivant : www.plandaction.gc.ca

Steven Blaney

Député conservateur de Lévis-Bellechasse et président du caucus conservateur québécois

mercredi 15 juillet 2009

Assez les gouvernements minoritaires!


Un sondage Harris/Decima montre que 63% des canadiens disent qu'ils en ont marre des gouvernements minoritaires et affirment dans une proportion de 60% que ces gouvernements minoritaires ont fait à peu près ce à quoi ils s’attendaient. Le plus étonnant c'est qu'ils seraient même en faveur d’un gouvernement de coalition majoritaire. Ce phénomène se voit surtout chez les plus âgés, les plus scolarisés, les hommes et, évidemment, les conservateurs et les libéraux.

Au Québec, c'est 63% des électeurs qui veulent un gouvernement fédéral majoritaire contre seulement 23% pour un gouvernement minoritaire. Même les électeurs bloquistes souhaitent une majorité, même si cela signifie la perte de plusieurs sièges (comme quoi ils ne sont peut-être pas tous bornés après tout! )

Décisions difficiles, stratégie à long terme, stabilité: n'est-ce pas justement ce dont le Canada a besoin pendant et après la crise économique?

mardi 7 juillet 2009

"La peur de la droite et des étiquettes", autre texte très pertinent de Johanne Marcotte

Mes commentaires à la fin de ce texte:


La peur de la droite et des étiquettes

Débat intéressant que celui qui se déroule entre certains militants de l'ADQ, et qui révèle hors de tout doute la difficulté pour certains, d'assumer le positionnement de centre-droit dûment adopté par les membres lors du conseil général de mai 2006.


Dans une lettre d’opinion de l'ancien leader parlementaire de l'ADQ, Sébastien Proulx offre aux membres un ultimatum: "Si les membres et le prochain chef choisissent de promouvoir et de se définir par l'idéologie de la droite (...), c'est ailleurs que j'irai travailler à construire un Québec meilleur pour mes enfants." Ou encore, "L'ADQ ce n'est pas le véhicule de la droite. Sinon j'en descends aussitôt."


Soit. Il semble que Sébastien veuille partager sa crainte que le parti "se radicalise" et conséquemment, que "l’ADQ ne gouvernera jamais". À cela, je serais tentée de dire aux apeurés de se calmer le pompon. Comme le fait Éric Duhaime dans son texte, la droite sociale ou morale - celle qui prône la peine de mort, qui est contre l'avortement, qui est contre la reconnaissance des droits des homosexuels, etc. - n'existe pas à l'ADQ.


Aussi, comme le dit si bien Vincent Geloso dans un texte duquel j'ai emprunté le titre, si l'ADQ a usé de populisme de bas étage en associant le déclin du français à une hausse de l'immigration, c'était à mon avis une erreur magistrale et un manque d'appréciation de la maturité des adéquistes en matière d'immigration et d'identité culturelle.


Non. Ce qui existe, c'est la reconnaissance que le modèle québécois est à bout de souffle, qu'il est grand temps de revoir le rôle et l’importance de l'État, que l'universalité et la gratuité de nos programmes sociaux sont des mythes, que l'interventionnisme économique étatique et le syndicalisme québécois hérités de la Révolution tranquille nuisent à la prospérité économique, que le système de santé doit être revu de façon à promouvoir la concurrence dans les façons de produire et distribuer les services, que le système d'éducation et le régime pédagogique ne rendent pas service aux élèves les plus en difficulté, que la qualité de la langue française est déplorable et indigne d'un peuple qui se gratifie d'être la seule nation francophone en Amérique du nord, qu’il est important pour nos jeunes d’acquérir la connaissance de la langue anglaise sans pour autant se sentir menacé dans leur identité culturelle, etc.


Ce qui existe, c'est un courant qui en a marre de boucler sur la question constitutionnelle et sur une bataille d’il y a deux siècles et demi, et qui n’en peut plus de ce discours de bonnes intentions qui ne livre pas de résultats. Enfin, ce qui existe, c'est un rassemblement de personnes honnêtes qui trouvent indécent l’endettement intergénérationnel résultant des régimes libéralo-péquistes et qui ont à coeur de léguer à leurs enfants un patrimoine financier, culturel et environnemental digne de ce nom.


Sébastien Proulx juge que "si l'ADQ a perdu son statut et la place qu'elle avait difficilement gagnée en 2007, c'est qu'elle a manqué de crédibilité et de cohérence." Il a bien raison. Un post-mortem honnête aurait conclu que l’ADQ comme opposition officielle s’était éloignée de ce à quoi les militants et la population s’attendaient d’elle. Malheureusement, aux yeux de la population, le pire ennemi de l'ADQ, aura été encore une fois, l'ambiguïté. Ambiguïté sur le plan constitutionnel avec son option autonomiste, et ambiguïté quant à sa philosophie politique.


En effet, lorsqu'on ne porte pas fièrement une vision, lorsqu'on hésite à afficher nos couleurs de peur d'être mal perçu ou pire, de ne pas se mériter un siège à l’Assemblée nationale, la tentation de simplement dire à la population ce qu'elle veut bien entendre engendre cynisme, perte de crédibilité et oui, un manque flagrant de cohérence. L’exp​ression la plus désolante de ceci est l’initiative des hauts dirigeants de l’ADQ d’orchestrer une coalition avec le Parti québécois! Quelle déception...


Alors, il faut être cohérents. Si on dénonce l’endettement, il faut avoir le courage de dire que l’on diminuera les dépenses de l’État et oui, qu'il y a fort probablement des choses qui seront abolies! Si on vise à éliminer le gaspillage des ressources, il faut pouvoir énoncer une politique tarifaire juste et équitable basée sur le juste prix des ressources et des services. Si l’on croit à la liberté individuelle plutôt qu’à des politiques publiques mur-à-mur, alors il faut privilégier les transferts directs plutôt que les solutions uniques et les monopoles étatiques. Si on veut vraiment aider les gens les plus dans le besoin, alors il faut des mesures ciblées et une aide plus importante pour ces personnes. Si on prône la concurrence, alors il faut revoir les monopoles d’État, qu’il s’agisse de la Caisse de dépôt, de la SAQ, etc.


Ne nous trompons pas. Contrairement aux dires de Sébastien Proulx, nous ne sommes pas ici dans un débat de valeurs. Non. Son texte dénote bien davantage une peur qu’avec un positionnement plus audacieux que ceux de nos concurrents, "l’ADQ ne gouvernera jamais". Ce à quoi je répondrais qu’il y a un risque beaucoup plus grave que celui de ne pas gouverner : c’est celui d’être élu au gouvernement et de n’y rien faire, faute d’avoir établi un contrat clair avec la population!


L’ADQ saura-t-elle être un "rassemblement de gens de convictions" ou une "machine à gagner des élections"? Est-il seulement possible d'être les deux à la fois? Ceux qui répondront non à cette question et qui rêvent de faire une carrière en politique trouveront la voie difficile, en effet. Et en ce sens-là, je peux comprendre d’anciens élus de vouloir diluer le langage ou encore de se rendre disponibles pour d’autres partis beaucoup moins exigeants.


Quant à moi, je suis d’avis que nous sommes bientôt à l’heure où l’on devra opter pour une classe dirigeante courageuse. Des gens de cœur, certes, mais des gens beaucoup de raison, intègres, honnêtes, un peu fous et oui, qui oseront dire la vérité aux Québécois. Cette classe dirigeante ne se retrouve pas au Parti libéral du Québec pas plus qu’au Parti québécois. S’ils y étaient, on le saurait…


Le Québec a besoin d’être redressé et le temps des illusions s’achève. Encore aujourd’hui, le PQ perd un des siens, François Legault, qui suit les traces de Joseph Facal. Je lui lève mon chapeau et le remercie sincèrement, en tant que citoyenne, pour ses loyaux services, et particulièrement pour la lucidité dont il a fait preuve à la dernière session parlementaire. Il vient probablement un temps où on ne peut plus se raconter d’histoires…


Bref, il faut souhaiter que cette course à la chefferie soit l'occasion de clarifier une fois pour toutes, les fondements de l'offre politique de l'ADQ. Que les candidats affichent leurs couleurs clairement n’a rien de très menaçant et est tout ce qu’il y a de plus démocratique. Après la phase de qualification des candidatures qui se termine le 18 août, il y aura débats entre les candidats. Les militants eux-mêmes se feront bien une tête et sauront élire la personne qui incarnera le plus leur vision d’avenir et les moyens d’y parvenir.


Quant à moi, je persiste à croire que l’ADQ peut être et surtout, doit être, ce parti qui saura se positionner à la droite économique tout en étant progressiste sur le plan social. Autrement, il n'est d'absolument aucune utilité. Des partis qui prônent le statu quo et qui endettent les générations futures, on en a déjà deux!


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Le prochains chef de l'ADQ devra être un politicien de convictions.

Il faut que le discours adéquiste de centre-droit qui a séduit revienne: il faut réduire le poids de l'état, réduire les programmes sociaux-démocrates, il faut casser les monopoles d'état géré par les monopoles syndicaux, revoir le modèle québécois... Ça fait plus de 35 ans que ce fameux modèle Québécois fonctionne sur la carte de crédit. Un moment donné il faudra dire la vérité au peuple. Le peuple québécois a été endoctriné par l'état providence, et le Québec est aujourd'hui en sérieuse difficulté financière et s'en va directement dans un mur.

Il suffit de garder la ligne directrice, ne changez pas vos convictions selon la saveur du mois, ou selon le dernier sondage, restez intègre à vous-mêmes, et le peuple vous supportera. Ce n'est pas le pouvoir qui est important pour l'instant, la première étape est de faire évoluer les mentalités vers un avenir meilleur pour les générations futures. Si vous parlez avec votre cœur, si vous parlez d'espoir et dites la vérité, le peuple vous suivra, tout comme en 2007. Si vous tentez de répondre par des demi-vérités, ou par la langue de bois, le peuple n'est pas dupe, il va le sentir, et vous perdrez toute crédibilité, et des votes...

Le Québec a besoin d'un grand homme politique de centre-droite, qu'il n'aura pas peur des mots et de dire la vérité. Un politicien qui parle avec son cœur, son âme, ses tripes. Mario Dumont était un de ces grands politiciens.

Pensez-vous que René Lévesque était destiné à être un chef d'État? C'était un simple journaliste. Par contre, il était un politicien qui parlait avec son cœur et ses tripes et avait le courage de ses convictions. Il a fait rêver un peuple, et le pouvoir est venu à lui.