lundi 7 décembre 2009

Climategate: Il ne faut pas en parler...

Je me permet de citer un article de Phil Bélanger du blogue "Brouilleur d'ondes". L'auteur écorche le travail des médias québécois qui tiennent volontairement les québécois dans l'ignorance au sujet du Climategate:

Nous rencontrons une situation plutôt inquiétante au Canada, surtout au Québec (encore) dans ce qui concerne la couverture de ce scandale planétaire dont le reste du monde est désormais au courant sauf la plupart des Québécois tenus dans une ignorance navrante par leurs médias.

Il faut comprendre que les médias comme Radio-Canada et Gesca (qui ont des ententes de convergence entre eux) sont en guerre contre le gouvernement deux fois élu de Stephen Harper. Informer la population que peut-être tout ce qu'ils (ces médias) avancent depuis des années est peut-être un canular, une fraude monumentale, en plus de détruire leur crédibilité de façon durable, serait l'équivalent de donner raison à Stephen Harper sur un volet important de sa politique, celui qu'on s'est servi le plus souvent pour miner l'ensemble de sa politique.

Faut se rapeller qu'on a eu la tête de Rona Ambrose, ministre de l'environnement, réaffectée à d'autres tâches, dans le premier mandat minoritaire des conservateurs à Ottawa.

C'est tout de même renversant... Des médias, des centaines de journalistes, qui travaillent en bonne partie pour l'état fédéral, sont en guerre contre le gouvernement, financés par les contribuables, qui votent pour ce gouvernement. Ensuite, au lieu de rapporter les scandales, ce qui serait normalement leur travail, ils les étouffent lorsque ça ne nourrit pas leur guerre idéologique. Ils ne sont donc pas plus journalistes que les scientifiques impliqués dans le Climategate sont des scientifiques. Un scientifique qui "taponne" ses données est un charlatan, un journaliste qui taponne les faits est aussi un charlatan.

Certains défendeurs de la fraude climatique, prêtres de la religion verte, y ont été d'arguments fallacieux, ridicules tels que vu que les mails des communications entre les scientifiques ont été obtenus de façon douteuse (piratage ou fuite intentionnelle d'un collègue), il faut donc agir comme s'ils n'existaient pas, comme s'ils n'avaient jamais été écrits, comme si nous ne les avions jamais lus.

Les plus allumés d'entre nous, informés par l'extérieur, y compris par des médias qui avant le Climategate défendaient la thèse apparemment frauduleuse du GIEC, se rendent compte que Radio-Canada ne sert pas les Canadiens en les tenant dans l'ignorance à la veille de ce sommet de la farce avant Noël, à Copenhague. Radio-Canada se rend complice d'une fraude déjà dévoilée au public hors-Canada.

Pour ce qui est de Gesca, nous savons déjà que l'agenda corporatif de ce groupe de presse n'est pas l'environnement, ni la vérité... Même que La Presse n'avait pas besoin de perdre plus de 20 millions$ par année avant de sabrer dans les dépenses et la masse salariale, il a fallu que "Robin des banques" fasse ouvrir les livres de Gesca pour les petits actionnaires de Power Corp.

Le but du groupe de presse de Gesca n'est pas une rentabilité dans les livres, tout de même souhaitable pour les actionnaires maintenant qu'ils savent que cette division est lourdement déficitaire, mais plutôt une rentabilité sur l'influence politique.

Quebecor et la bulle qui éclate

J'ai été mis au courant de l'éclatement du Climategate quelque part dimanche le 22, soit le lendemain ou le sur-lendemain que la nouvelle sorte dans quelques médias majeurs en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Je vous ai parlé dans mes derniers textes sur ce sujet que Nathalie Elgrably avait fait paraître un texte le jeudi suivant, soit le 26 novembre dans le Journal de Montréal. Sa chronique habituellement en simultané, le jour même, est dans le Journal de Québec... Pas cette fois. Vendredi le 27, samedi le 28, dimanche le 29, lundi le 30... il a fallu attendre 5 jours pour pouvoir lire ce texte dans le Journal de Québec, soit le mardi 1er décembre. Nous sommes maintenant quelque part au jour Climategate +10.

Dans le petit monde médiatique, électronique, internet, à la vitesse de la lumière, smartphones en main... Le premier quotidien à Québec à publier un commentaire (pas une agence de presse à la con comme Reuters ou AFP) sur le climategate, le fait dix jours après l'éclatement du scandale.

On en est presqu'au délais de la messagerie par caravelles trans-atlantiques du bon vieux XVIIe siècle. Après, ces têtes blanches de boomers syndiqués au pupitre se demandent pourquoi les gens n'achètent même plus leur feuilles de choux pour la litière de bouboule!

Bizarrement, deux jours plus tard, Nathalie Elgrably est de retour avec sa chronique régulière du jeudi, en simultané avec Montréal... Mais que s'est-il passé à Québec? Quel est l'incompétent qui a retenu la chronique publiée à Montréal, et l'a caché au public de Québec pendant 5 jours?

J'y vois rien d'autre que de l'incompétence et une dévotion à la religion verte.

Étouffons les sceptiques sous des tonnes de conneries

Nous retrouvons aujourd'hui, le 5 décembre, avec un torchon en coin de page 40 (Journal de Québec) signé par Reuters et titré localement: "La crise climatique accroît le sceptiscisme des Américains".

Ce qu'on doit décoder comme lecteur moyen de ce petit caca imprimé, c'est: "regardez ces épais d'Américains, ils sont encore sceptiques sur le réchauffement, ils ne comprennent pas encore" et que la "crise climatique" n'est pas le Climategate que peu de gens ici connaissent, comprennent, mais bien qu'on parle de cette "urgence d'agir" à Copenhague, avant que les derniers ours polaires meurent noyés dans un océan Arctique quasi-bouillant.

On explique au début de cette nouvelle-torchon que les Américains remettent en question la thèse réchauffiste selon des sondages (nous sommes au jour Climategate +15). À peine plus loin, ça fait mourir de rire, bien que c'est complètement pathétique:


Certains milieux conservateurs, et leurs moyens d'action, ne sont pas pour rien dans cette attitude.
(...comprenons mauvaise attitude)

Les stations de radio évangélistes, dont les prêches et discussions attirent des dizaines de millions d'auditeurs, développent de manière réccurente l'idée que le réchauffement climatique est un "canular" qui ne repose sur rien, sinon sur une volonté de nuire à l'économie...

Que penser d'une telle connerie lorsqu'on a pris connaissance des échanges des chercheurs eutre-eux visant à user de trucs pour cacher le déclin des températures depuis 1998?

Que penser de cette merde pseudo-journalistique, sélectionnée sur un fil de presse contaminé par un employé visiblement "affecté" d'un réchauffement entre les oreilles, lorsqu'on sait que le Climategate a été discuté avec sérieux non seulement par Nathalie Elgrably-Lévy dans ce même journal, mais surtout dans le The Guardian, le Telegraph, le New York Times, le Washington Post qui ont fait connaître le scandale? Des liens que je vous ai donné ici depuis le début de l'affaire, nous font remarquer que ce n'est pas des radios religieuses pour conservateurs cons qui nous parlent de ce scandale qui est peut-être le pire de l'histoire de l'humanité.

Pour moi, un sceptique, c'est quelqu'un qui ne croira pas n'importe quoi... donc, le contraire d'un idiot.

Dans cette chère France, à l'origine de cette idée réchauffiste ils ont le même problème que nous. On cache sous le tapis, à la population qu'il y a apparence de fraude majeure dans le traitement des données climatiques, dans le but de changer les règles économiques.

Une question que je me pose... Voyant avec la force qui est déployée pour retenir l'information au Québec, est-ce qu'on verra arriver la même chose qui est arrivée à Jacques Brassard au Quotidien à Nathalie Elgrably-Lévy chez Quebecor?

Le triomphe de la vérité sur cette affaire repose sur l'efficacité de la presse britannique, la force du débat démocratique aux États-Unis, parce qu'ici, nous savons que c'est fichu.

Le gars des titres pense que l'on peut être conscient et végétatif à la fois...

Revenons à Gesca

Du côté du Soleil ce matin, la machine réchauffiste ouvre aussi les radiateurs, toujours avec hypocrisie en citant une agence de presse, Eric Thomas de l'AFP. Au moins, on cite qu'il y a bel et bien un scandale, mais on accorde beaucoup d'espace et de crédibilité à la défense de Phil Jones, la même depuis le début, que nous avons sorti près de 1000 messages de leur véritable contexte.

Relisez-les, nous en avons tellement que nous avons TOUT le contexte, tout le portrait, 13 ans d'échanges très instructifs.

Ce texte prend un tiers de la page 43, les deux autres tiers de la page est rempli par une infographie minableOn vous fait bien comprendre qu'il ne faut pas être sceptique: believe or die.

avec les "10 signaux d'alerte du réchauffement".
  • 1. L'élévation du niveau des mers, que vous n,avez pas mesuré, et que personne ne nous a fourni de graphique à ce sujet.
  • 2. La fonte des calottes glaciaires, qui se poursuit depuis des dizaines de milliers d'années (on avait 3km de glace sur le Québec il y a 20 000ans, heureusement que tout ça a fondu).
  • 3. Les récifs de Corail... pouvez-vous comparer avec des récifs d'il y a 500 ans?
  • 4. Phénomènes météorologiques extrêmes... les mêmes rencontrés par Christophe Colomb? Ouragans qui semblent en voie de disparition depuis quelques années dans l'Atlantique...
  • 5. La fonte des glaciers d'altitude... qui se poursuit aussi depuis des dizaines de milliers d'années, ce sont des restes de la dernière glaciation.
  • 6. La désertification... Le Sahara a déja été une forêt il y a plus de 7000 ans... est-ce l'automobile qui l'a fait disparaître? Combien de kilomètres carrés de territoire en désertification ont été récupérés, irrigués pour l'agriculture depuis des centaines d'années?
  • 7. La fonte de la banquise Arctique... trois fois le même point... ça fait des dizaines de milliers d'années que ça fond, on sort d'une glaciation...
  • 8. Le largage du méthane... Phénomène nouveau?
  • 9. L'assèchement des tourbières et des zones humides... on a des données s'il vous plait?
  • 10. Le déboisement des forêts tropicales... On a pas trouvé de moyen efficace d'empêcher les pays pauvres de saccager leurs forêts, mais ce n'est pas un signal de réchauffement, c'est l'action directe de l'humain.

Tout cela est de la pure merde pour imbéciles... En êtes-vous?

Peut-être qu'il est temps de remettre en question nos abonnements pour ces médias qui contrôlent, retiennent, taponnent l'information, celle que vous avez le droit d'avoir.

Anecdote

Il y a quelques semaines, lors d'une courte discussion avec mon médecin de famille sur la presse écrite, il m'a cité les journaux qui l'intéressaient. En aucun cas le nom du Soleil est sorti, pourtant une institution centenaire à Québec. Le Devoir, Le National Post, Journal de Québec douteux, populiste, parfois pertinent, mais pas de Soleil... eh bien!


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Liens:

http://www.telegraph.co.uk/comment/columnists/christopherbooker/6679082/Climate-change-this-is-the-worst-scientific-scandal-of-our-generation.html

http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2009/11/20091126-073856.html

http://www.iedm.org/main/show_editorials_fr.php?editorials_id=780

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