jeudi 22 octobre 2009

L'ADQ tel qu'on l'a connu est bel et bien morte...

Depuis mon dernier billet, j'ai beaucoup lu et réfléchis sur ce qui vient de se passer à l'ADQ. Pour plusieurs experts et observateurs, et je suis de plus en plus de cet avis, le parti tel qu'on le connaissait est bel et bien mort. Je commence même à me demander si, avec seulement 2 petites voies d'écart et un ridicule 30% de taux de participation, cette élection est véritablement légitime! Et pour l'unité du parti, évidemment, on repassera!

Ce parti qui, sous un charismatique Mario Dumont, pouvait pointer du doigt les vrais problèmes, détruire les vieux mythes propagés par les vieux partis et leurs militants, remettre en question le fameux modèle québécois désuet et proposer de vraies solutions à cette doctrine typiquement québécoise, cette social-démocratie écrasante et contre-productive.

Or, il n’en sera rien sous le règne Gilles Taillon qui est beaucoup plus près de l'idéologie libérale que celle de centre-droit adéquiste. Celui-ci préfèrera une campagne d'image plutôt qu'une campagne d'idées en bonne et due forme. Il préfèrera le lobbying au militantisme. Il s'en remettra au programme de 2007, plutôt que de rebâtir.

Au point où on en est, je me demande s'il ne serait pas mieux pour quelqu'un d'expérience et d'opinions comme Éric Caire ou même un homme au charisme et à la fougue comme Gérard Deltell, de former un autre parti. Un vrai parti à droite du centre, ne serait-ce pour assurer de la continuité de la philosophie adéquiste, cette troisième voie si essentielle au Québec, tel que modelé par Mario Dumont. Pourquoi ne pas par exemple faire renaitre le Parti Conservateur du Québec, mais dans une nouvelle cuvée. Après tout, pour reprendre l'exemple de M. Deltell, nous savons qu'il a été militant actif pour le parti conservateur du Canada au début des années 80. Ça cadrerait donc à merveille. Pourquoi pas même un parti Québec-Lucide, chez qui beaucoup de lucides se retrouveraient sûrement... Pourquoi ne pas même laisser une place à un Jean-François Plante, qui devra évidemment mettre de l'eau dans son vin.

Bref, ce serait moment idéal pour jeter les bases d'un nouveau, un vrai parti de centre-droite au Québec.

Mais je sais je sais, je rêve probablement en couleurs...

Quoiqu'il en soit, je trouve extrêmement triste de voir cette troisième voix, cet alternative au deux autres vieux partis de dinosaures encore encroutés dans les vieilles chicanes constitutionnelles interminables, s'éteindre d'une façon si brutale.

Je vous invite en terminant à aller lire l'excellent billet de Joanne Marcotte, une autre adéquiste/lucide déçue...

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