mardi 15 septembre 2009

Pour un système d’éducation équitable et efficace

L’objectif avoué d’Éric Caire est de rendre la formation, sur tous les plans, plus efficace. Le député a expliqué à Marie-Ève Martel de l'Impact Campus sa vision de ce que devrait être le système d’éducation québécois.

Le député de La Peltrie met de l’avant plusieurs idées, telles laisser les écoles gérer leurs ressources, redéfinir le rôle du Ministère de l’Éducation, et rendre accessible les programmes sports-études ou arts-études à tous les étudiants. M. Caire dénonce le fait que seuls les étudiants performants participent actuellement à ces programmes, alors qu’ils fournissent une motivation supplémentaire qui serait bénéfique aux élèves en difficulté.

Par ailleurs, le candidat propose de recruter des diplômés de plusieurs domaines et de les former afin d’en faire des professeurs : «  L’enseignement est avant tout une question de passion pour un sujet. En formant un généraliste, un pédagogue, il maîtrisera les techniques d’enseignement, mais pourra-t-il vraiment communiquer une passion ? Si vous voulez enseigner l’histoire, il m’apparaît logique de faire appel à un historien.  »

Payer pour la qualité de l’enseignement
S’opposant à une augmentation des frais afférents, M. Caire désire par contre hausser les frais de scolarité au niveau de ceux des autres universités canadiennes. « Le Québec est plus taxé que le reste du Canada pour alléger les coûts de certains services », a-t-il reconnu, mais «  l’échec de ce modèle doit être constaté. Les universités québécoises ne peuvent pas fonctionner en sous-financement sans impact sur la qualité de l’enseignement.  »

C’est donc dans une proportion de 30 % que l’étudiant serait invité à contribuer. Le public assurerait le double des frais et les 10 % restants seraient assumés par les fondations universitaires. M. Caire entend, toutefois, bonifier le programme de bourses de 155 millions pour limiter le surendettement étudiant.

«  Pourquoi payerais-je pour l’étudiant riche ?  »
« Mathématiquement, le résultat des frais de scolarité peu élevés est une subvention directe aux étudiants riches. Ça ne m’apparaît pas être le principe de l’équité  », dénonce M. Caire. «  Les associations étudiantes nous dépeignent l’étudiant comme un crève-la-faim. Il y en a, mais il faut parler d’une autre réalité, de l’étudiant utilisant son prêt ou sa bourse pour une voiture, ou qu’il place et qui empoche les intérêts après ses études, des étudiants de médecine qui paient 6 % de leurs frais de scolarité et bénéficient de marges de crédit Desjardins qu’ils peuvent utiliser sans frais ou intérêt. Cela est totalement injuste pour le travailleur qui paie des impôts et des taxes pour financer l’éducation  », a-t-il clamé.

Dans cette optique, M. Caire n’est pas chaud à l’idée d’un laissez-passer universel pour les universités québécoises, le transport en commun étant déficitaire. « La gratuité n’existe pas, on refile la facture à quelqu’un d’autre. Il faut suivre la même politique, à savoir pourquoi paierais-je la facture de celui qui a la capacité de payer ?  », explique-t-il, précisant que les étudiants dans le besoin auraient, toutefois, l’aide nécessaire.

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