mercredi 20 mai 2009

Obama fait face à la réalité


La réalité fini toujours par rattraper les gouvernement en place d'une manière ou d'une autre. Tout comme le gouvernement conservateur de Stephen Harper qui a cruellement appris qu'il ne pouvait gouverner comme s'il était majoritaire, la réalité est en train de rattraper le Président américain Barack Obama.

Mais rarement a-t-on vu un retour à la réalité aussi dur et brutal que celui reçu par le Président américain. Bien que pendant sa campagne présidentielle il a martelé le fait qu'il offrait un changement à l'administration de George W. Bush, M. Obama utilise depuis quelques semaines les mêmes techniques contre les terroristes que ses prédécesseurs.

Il a aussi fait volte face concernant Guantanamo.

Dans son allocution inaugural, Président Obama avait dénoncé l'utilisation par la Maison Blanche de la détention illimitée et sans procès, les techniques "agressives" d'interrogation et des tribunaux militaires au lieu de civils. Il a aussi insisté le premier jour de sa présidence qu'il fermerait la prison d'ici Janvier prochain. Maintenant ses porte-paroles laissent croire qu'il y aura quelques détenus qui ne seront peut-être jamais relâché et qu'elle restera ouverte "indéfiniment"!

On a aussi appris que Obama envisagerait de rouvrir ces mêmes tribunaux militaires qu'il a si vertement critiqué, et envisagerait même de transférer en sol américain des détenus de Guantanamo, et de les y maintenir en détention, sans procès et pour une durée indéterminée.

Donc, l'administration Obama est probablement en train de se rendre compte que celle de George W. Bush avait raison d'utiliser de telles techniques afin de faire face au terrorisme et assurer la sécurité du pays et qu'ils n'étaient pas seulement un petit groupe de cowboys motivés par une hargne des musulman! La vérité est qu'il n'y a eu aucun autre attaque terroriste en sol américain depuis 2001 !!

M. Obama a également fait un beau show de boucane en promettant de rendre public les photos de ces interrogations. Maintenant il se rétracte.

Mais cette réalité ne concerne pas seulement la sécurité nationale, mais également au niveau économique. Son administration n'a versé que 6% de son plan de relance jusqu'à maintenant. Il se trouve qu'il est pratiquement impossible de déterminer quelles banques mérite cet argent et quelles compagnies devrait être nationalisés.

La restructuration de l'industrie de l'automobile s'est également avéré beaucoup plus complexe que prévu. Des prêts à General Motors, par exemple, sont retardés parce que la Maison Blanche hésite à verser les 20 millions de dollars en prime de départ, prévus dans son contrat de travail, à l'ex président Richard Wagoner.

Obama et ses supporters idéalistes étaient tellement certains que les Républicains étaient corruptibles, qu'ils se sont convaincu qu'ils n'avaient qu'à proclamer une ère de changement et que le monde embarquerait. La réalité commence à le rattraper et la Lune de miel tire à sa fin...

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